Le château de La Moglais - Reste ouvert à la visite pendant les travaux
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    Nous sommes heureux de vous accueillir sur la première version du site de La Moglais, et vous remercions de cette visite virtuelle, en attendant de vous recevoir, si vous le souhaitez, dans le site réel.


Quelques repères historiques :

1 - Origines

    La seigneurie de la Moglais est attestée dans la campagne lamballaise depuis le XIVe siècle. Un manoir, dont il reste peu de traces identifiables, y précéda le château actuel qui date du XVIIIe siècle. Les Quelen du Breil, originaires de Landehen, en étaient les seigneurs vers 1400. La seigneurie passa aux Lescouët dans le cours du XVe siècle. Rolland de Lescouët, lieutenant de la ville de Lamballe en 1500, en hérita de son père Jean avant 1482, date à laquelle il est nommé Sieur de La Moguelaie dans le contrat d’acquêt d’une terre voisine.
 
    L’arrêt du 23 juillet 1669 de la réformation de Bretagne cite plusieurs générations de Lescouët, seigneur de La Moquelays, jusqu’à Jeanne, dame de La Moguelaye au début du XVIIe siècle. Elle épousa Charles de Burges, gentilhomme de Lorraine. Leur fille Philippe apporta La Moglais aux du Cambout. Il est peu probable qu’Armand du Cambout, duc de Coislin, petit-neveu du cardinal de Richelieu, ait jamais habité La Moglais, même lorsqu’il présidait la noblesse aux Etats de Bretagne qui se tinrent à Saint-Brieuc en 1659. Mais c’est sans doute à cette occasion qu’il vendit son manoir à Louis du Bouëxic de la Chapelle, Conseiller au Parlement de Bretagne. Monsieur du Bouëxic rendit aveu pour La Moglais en 1660 et revendit la propriété à son tour en 1661 à Sébastien du Bouilly, seigneur des Portes, en La Poterie, trêve de Maroué. C’est aux du Bouilly que l’on doit la construction du château actuel.

 
2 - Le château
 
    Une inscription gravée sur le perron fait penser que sa construction était achevée en 1734. Jérôme du Bouilly (1677-1739), petit-fils de Sébastien, en est sans doute l’auteur, à moins que ce ne fût son fils Guillaume (1706-1793). L’allure et la disposition des bâtiments, ainsi que de nombreux détails intérieurs, tels que la voûte de l’escalier de granit et le travail de sa rampe en fer forgé qui court jusqu’à l’étage, ou les salons, avec leurs boiseries Régence, témoignent de cette époque.


    La première impression est assez imposante mais aussitôt adoucie par l’arrondi des pavillons qui encadrent le corps central. La symétrie des façades, crépies de blanc, les toitures au rythme accentué par des lucarnes alignées sur les travées ne sont pas sans rappeler les grandes malouinières, avec lesquelles La Moglais a un air de famille marqué, surtout par les bandeaux gris coquillage, les aplats de chaux pure et les entourages de fenêtre en granit qui ornent aujourd’hui encore la façade côté jardin. Les toitures sont couronnées de pots à feu en terre cuite – sans doute originaires du bourg voisin de La Poterie, célèbre pour cet artisanat.

     La décoration intérieure ne dément pas cette parenté, les murs lambrissés de chêne, les cheminées, les parquets, et particulièrement le dallage du vestibule dont l’échiquier de marbres forme un camaïeu raffiné. Il ne reste malheureusement plus trace de la salle à manger ovale, décorée de statues : elle disparut en 1941 lors de l’incendie qui se déclara dans la partie nord du château, à laquelle il put être circonscrit, l’escalier de pierre ayant servi de coupe-feu.
 
3 - Les La Moussaye


    En épousant François-Louis de La Moussaye-Carcouët, Hélène du Bouilly, fille de Guillaume, porta La Moglais en 1755 dans cette puissante famille du Penthièvre. A son retour d’émigration, Amaury, leur petit-fils, entreprit d’importants travaux d’amélioration du château qu’il avait retrouvé a demi ruiné au sortir de la Révolution, modifiant l’aménagement intérieur et la distribution des pièces. On lui doit notamment les beaux plafonds Charles X du grand salon, qui portent à leurs angles le fretté des La Moussaye, et les papiers peints panoramiques des chambres à coucher, particulièrement décoratifs. A l’extérieur, il ajouta les douves ornementales et le pont orné de sphynges. Côté jardin, il fit décorer l’orangerie et la salle des fêtes, dont l’origine est antérieure, les ornant de façades à l’italienne avec des pilastres peints et des statues à l’antique.

    A la mort de sa petite-fille, Berthe de Villèle, La Moglais fut vendue à son cousin de La Ville-Roger, le Marquis de La Moussaye, fils du Général de La Moussaye et de Béatrice de Séran. Il transmet La Moglais en 1946 à sa fille Eliane qui s’efforça, un demi-siècle durant, de maintenir et de restaurer une propriété où toute la famille aimait se retrouver.

 
4 - Les jardins

   La Moglais a deux visages : à celui, plus formel, de la cour d’honneur, le visiteur préfère parfois celui, tout en charme, des jardins. Une salle des fêtes s’adosse à la masse puissante du bois qui lui fait un écrin de verdure ; l’orangerie se hisse au-dessus des charmilles taillées ; leurs façades ornées, tout autant que les vases et les statues qui ponctuent l’allée des demoiselles, donnent son caractère unique au parc de la Moglais.


Description complète des jardins dans la page suivante: qui sommes-nous.




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